Troubles du sommeil

LE SOMMEIL

Le sommeil se divise en sommeil paradoxal et en sommeil lent. Le sommeil paradoxal correspond à 25 % de la nuit de sommeil, le sommeil lent à 75 %. Le sommeil paradoxal crée un rythme dans le sommeil. Il apparaît toutes les 90 minutes. Il détermine les cycles de sommeil, au nombre de 4 à 5 par nuit.

Le sommeil est une activité sensible aux conditionnements. Il est très ritualisé et respecte des cycles qui peuvent se dérégler, mais aussi se recaler.

Ne vous persuadez pas que vous avez définitivement un mauvais sommeil, apprenez plutôt à le reconquérir, dans la certitude que c’est possible. La peur de ne pas dormir est pire que l’insomnie elle-même.

Le sommeil paradoxal :

Lors du sommeil paradoxal, le tonus des muscles antigravitaires est nul: les seuls muscles qui continuent à fonctionner sont les muscles respiratoires et les muscles occulo-moteurs qui sont animés de mouvements rapides comme au cours de l’éveil. L’activité électrique du cerveau se rapproche plus de celle de l’éveil que du sommeil, d’où le paradoxe, car la personne est bel et bien endormie.

Le sommeil lent :

Le sommeil est indispensable à la vie. Le sommeil paradoxal joue un rôle important dans le développement des circuits nerveux, dans la maturation cérébrale, dans la mémorisation: il fait de l’ordre dans les souvenirs. Il permet donc le développement affectif et intellectuel de l’enfant. L’activité électrique du cerveau se rapproche plus de celle de l’éveil que du sommeil, d’où le paradoxe, car la personne est bel et bien endormie.

Les fonctions du sommeil :

Le sommeil profond permet au corps de se restaurer des multiples microtraumatismes de la journée. Le sommeil lent profond permet le développement corporel, la synthèse protéique et la réparation des tissus. L’hormone de croissance est sécrétée durant cette phase de sommeil. L’enfant a besoin de son sommeil pour grandir. A la puberté les hormones sexuelles sont sécrétées en sommeil lent profond, permettant ainsi la maturation sexuelle.

Le sommeil n’est pas une interruption d’activité, c’est une autre forme d’activité de l’organisme.

De plus, durant le sommeil et plus particulièrement pendant le stade du rêve, un certain nombre de fonctions s’accomplissent : mémorisation et organisation des informations acquises dans la journée, résolution des tensions accumulées le jour en les revivant, en les transformant …..

Vers 50 ans, en général, le temps de sommeil nocturne diminue et l’on se réveille plus tôt. Le sommeil s’allège. Les éveils nocturnes sont plus fréquents et surtout plus longs. Le problème est le rendormissement, souvent difficile. Plusieurs éveils nocturnes donnent souvent l’impression de ne pas avoir fermé l’oeil de la nuit !

Savoir que cette évolution est normale (et non obligatoire: certains conservent un bon sommeil toute leur vie) aide déjà à mieux supporter ces désagréments.

Les somnifères arrangent peu ou pas la situation, ou provisoirement seulement. Certains comportements peuvent améliorer la qualité de la nuit … et de la vie.

– se lever à heure fixe (à la bonne heure d’éveil)

– se coucher tard (en se couchant très tôt, on risque de s’éveiller en pleine nuit !)

– éviter la somnolence de jour (une sieste suffit !)

Rechercher des activités intéressantes et qui fatiguent un peu le corps et le cerveau: le sommeil devient nécessaire pour récupérer

Bien dormir ? Mal dormir ?

Observer, mieux connaître son sommeil, c’est aussi mieux le gérer. Observez votre vie nocturne en notant, tout simplement, Pendant une semaine, quinze jours, les quelques détails caractéristiques de vos habitudes de dormeur:

Notez régulièrement: l’heure du lever, l’heure du coucher, les éveils nocturnes, la durée du sommeil,  » vos coups de pompe  » dans la journée.

Observez quel est le temps qui vous permet d’être en forme le lendemain.

– plus de 9 heures: vous êtes un grand dormeur. Essayez de vous coucher plus tôt, de faire une petite sieste dans la journée;

– moins de 7 heures: vous êtes un petit dormeur, inutile de prendre des somnifères, cela risque de désorganiser un sommeil qui chez vous est naturellement court.

  • Vous notez des modifications de votre sommeil? Recherchez les causes possibles dans la journée, dans le cadre de vos activités. Pensez à votre alimentation.
  • Vous avez des  » coups de pompe  » dans la journée: se produisent-ils à heures régulières ? Donnez-vous un moment de pause (yeux fermés, relaxation …).
  • Vous avez des insomnies, des troubles du sommeil ? Il est important de vous levez à heure fixe et de vous coucher le soir quand vous en sentez le besoin.
  • Vous restez éveillé(e) la nuit: que faites-vous ? Utilisez-vous vos insomnies à des activités non bruyantes ? Le sommeil fuit d’autant plus qu’on s’obstine à le trouver… Notez votre temps d’éveil, votre forme dans la journée en fonction de l’utilisation de vos insomnies…

Le seul signe d’un sommeil suffisant est la bonne forme dans la journée.

Les apports de la sophrologie :

  • améliorer la qualité du quotidien : meilleure gestion des activités diurnes
  • restaurer la confiance de l’insomniaque dans sa capacité : à dormir, à se détendre, à récupérer
  • prendre de la distance par rapport à ses insomnies
  • améliorer la qualité du sommeil
  • améliorer la qualité du réveil

 

L’enfant, son sommeil et vous

Comme l’adulte, l’enfant, très jeune, peut être petit ou grand dormeur, couche-tôt ou couche-tard.

– Observez-le ! donnez à chacun le temps de sommeil dont il a besoin.

– Souvenez-vous : priver un enfant de sommeil peut avoir des conséquences sur sa croissance, son développement et son équilibre nerveux.

– Quelques chiffres repères

(Ce sont des moyennes et non pas des règles ni recommandations).

Le plus souvent un enfant dort :

– à la naissance, dort de 16 h à 19 h ,

vers 1 an, dort 14 h,

– vers 3-4 ans, dort 11 h,

vers 10 ans, dort 10 h ou un peu moins.

L’endormissement

N’en laissez pas passer les signes ! Le marchand de sable est une réalité. Quand l’enfant bâille, se frotte les yeux, pleurniche, il a besoin de dormir. Sachez reconnaître la bonne heure d’endormissement et donnez-lui, chaque soir, les meilleures conditions du sommeil, à la même heure, régulièrement.

On ne peut pas faire dormir un enfant sur ordre, mais on peut favoriser son endormissement …

Préparez-le par des jeux plus calmes, l’histoire lue, racontée, chantée, éventuellement le bain.

Adoucissez la séparation du coucher, en réduisant pour un temps le bruit de la maison par un climat de tendresse.

Acceptez ce qui sécurise l’enfant: le pouce, la poupée, le nounours, la veilleuse, le drap sucé …

Ne cassez pas son sommeil !

Si vous devez le réveiller, que ce soit en douceur, progressivement.

Les bruits ambiants familiaux, non agressifs, incitent à un réveil spontané, à un bon moment du cycle de sommeil.

La sieste

Elle est souvent nécessaire pour compléter la nuit. Elle doit être adaptée aux besoins de l’enfant. Ne l’imposez pas, mais favorisez-la. Une bonne sieste, ou une pause, en tout début d’après-midi, semble bénéfique pour tous.

Les troubles du sommeil

Ils sont fréquents chez l’enfant. éveils nocturnes, pleurs, cauchemars, somnambulisme, terreurs nocturnes, pipis au lit, paroles en dormant … Ne dramatisez pas: l’organisation du sommeil peut être lent à se mettre en place !

Evitez les causes d’inquiétude ou d’excitation dans la journée et surtout le soir environnement agité, fatigue, tension excessive avant le coucher, films T.V. trop tardifs ou trop violents.

www.institut-sommeil-vigilance.org

www.reseau-morphée.org

Publicités